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Dimanche 25 février 2007

Grande visibilité sur les pistes du Planay.


            9h30.Nous sommes au lieu indiqué sur nos cartes de cours. Simon part pour le cours du Niveau 2 et moi pour les Débutants. Le prof pour les débutants arrive. Il se présente, c’est Charles. Il a l’air sympa, plutôt détendu, c’est bon signe car hier, j’ai eu du mal à m’endormir. Je me demandais bien comment j’allais tenir sur deux fines planches en plastique comme ça avec  des chaussures aussi rigides qu’un building en béton.


Simon, prêt à faire feu.


            La douzaine d’élèves que nous sommes se présente. Très vite, je lie connaissance avec Sylvie, une fille deuch’nord comme moi qui a l’air très rigolote et chaleureuse comme tout. Nous sommes les deux « viocs » du groupe. En fait, on. Il y a une troisième vioc de 40 ans, Claudia SCHIFFER, qui s’avèrera une étoile de la glisse. C’est agaçant. On a direct envie de la détester celle-là. Les autres ont en moyenne 15/25 ans et malgré leur choix de s’inscrire dans un groupe de débutants, ils en ont déjà tous fait. Finalement, dans ce groupe, il y a au moins trois niveaux différents. Plutôt stressant pour le prof qui a bien du mal à savoir où donner de la tête. Quelle patience… Entre gérer les différences de niveaux, les âges (la résistance n’est pas du tout la même, bien que l’on fasse un peu de sport toute l’année!), les angoisses ou les empressements des uns et des autres, y’a de quoi plonger la tête la première dans un bonhomme de neige !

Les pistes du Planay.

            Pour commencer, nous apprenons à maintenir nos skis sur l ‘épaules d’un bras, nos bâtons d’une main, et à marcher avec nos buildings en béton armé aux pieds dans une pente de neige jusqu’à une piste verte. Avec le recul, ça fait rire, mais sur le moment, on se demande bien pourquoi on paie pour s’affliger ça ! Avec Sylvie, on se lance des petits regards consternés en rigolant ouvertement de nos allures cocasses. On découvre le vocabulaire : en aval pour signifier vers la « vallée », et en amont pour signifier vers « la montagne ». Quoi qu’on fasse, si on se chausse, si on tombe, il faut toujours se mettre skis parallèles en aval. Pour freiner idem. Ça je le retiens et l’enregistre bien comme il faut, on ne sait jamais.

Cours de ski débutants.

Cours de ski.

Simon à droite en chasse-neige...


            On commence par apprendre à chausser les skis. Quelle épopée ! Puis à descendre en chasse-neige, à se tenir en équilibre, ni trop en avant, ni trop en arrière. Naturellement, le premier réflexe et de se mette en arrière pour ralentir et bien évidemment c’est justement comme ça qu’on accélère. Bien sûr, on se ramasse la tête dans la neige plus d’une fois avant de bien comprendre notre erreur ! Ahhhhh lalalala ! Je ne savais pas qu’elle avait un goût la neige !

            Après quelques essais, Charles nous emmène au tire-fesses Baby. On se retrouve entouré de bambins de 4 à 6 ans qui glissent aisément sans bâtons, font leur chasse-neige à merveille. Ils ont tous un brassard « les oursons » ou « les flocons », comme nous finalement !

Simon le champion...

Virginie, reine des neiges...


            Premier essai de tire-fesses. Je me ratatine une fois de plus dans la neige en fin de piste. Une fois la barre qui me maintenait lâchée, je me déséquilibre sur mes skis et m’effondre le nez dans la neige. Et quel calvaire pour me relever avec mes chaussures en béton armé ! Je ne suis pas la seule dans ce cas. Heureusement, notre prof arrive pour nous sauver. Ouf ! Et dire que maintenant il va falloir qu’on descende la piste. On se lance tous à la queue leu leu en chasse-neige derrière Charles qui prend la posture d’un débutant, bras en avant et écarté, pieds en dedans et en hurlant :

« Vous avez vu ma position ? C’est comme ça !!!!  Allez, on y va !!!»

On a envie de rire, mais on n’y arrive même pas aussi bien que ça. Quoique que… Quand même, petit à petit… On remonte au tire-fesses Baby une deuxième puis une troisième fois. Sylvie et moi, on se prend gamelle sur gamelle pendant que les autres « faux débutants », Claudia SCHIFFER en tête, descendent avec beaucoup plus d’aisance. Il y a également un type d’environ 25 ans qui reste à la traîne avec nous deux. Pas facile de trouver son équilibre et son aisance sur des skis, quel que soit l’âge finalement…


Arêches sous un nuage de neige.


            Lorsque midi arrive, je suis éreintée. Je suis si stressée que j’en tremble de tout mon corps. Il n’a pas arrêté de neiger de la  matinée et j’ai à la fois chaud et froid.

            Je rejoins Simon à la Terrasse où nous rentrons à l’intérieur à cause de la tempête qui ne cesse de croître. J’ai l’estomac noué par le cours du matin et je ne réussis à rien avaler. Simon quant à lui est fou de joie. Il dévore une tartine régionale en me racontant son cours dans les moindres détails. Forcément, l’ambiance est beaucoup plus détendue. La responsabilité de sa prof Florence ne semble pas du tout la même que pour les débutants.


Voitures enneigées.


Ils commencent par descendre quelques pistes bleues tranquillement, histoire de s’échauffer. De reprendre contact avec la neige, de se refaire une paire de fesses en béton. Afin d’évaluer les niveaux des élèves Florence, observe tous les élèves à tour de rôle. Leur groupe est selon Simon plutôt bien équilibré même s’ils sont douze comme nous. Puis, comme tout le monde skie plutôt bien, elle les emmène directement au télésiège du Piapolay. Dommage, d’en haut, on ne voit rien à cause de la neige qui tombe à gros flocons et des nuages. Le groupe empreinte une piste rouge en faisant plusieurs stops car deux élèves, peu à peu, finissent par rester à la traîne. Florence ré-explique à tout le monde les techniques de base. Elle les observe, reprend leur défaut en les prenant un par un.

Selon Simon, son cours passe trop vite. Il n’est pas fatigué. Mais pour un premier jour, c’est une bonne remise en forme après 10 ans d’absence sur les skis !

Lorsqu’ils terminent le cours, un autre élève du cours apprend que sa copine qui était en Niveau 3 vient d’être transportée d’urgence à l’hôpital d’Albertville à cause d’une mauvaise chute. Quel début de vacances ! Pourvu que ce ne soit pas grave. Ca fait toujours froid dans le dos de voir ces barquettes, ou espèces de traîneau qui redescendent les blessés des pistes.

 

Cours de ski.


En début d’après-midi, je veux repartir avec Simon afin de m’exercer dans plus de tranquillité. Mais il semble y avoir plus de monde, surtout des enfants, que le matin, et les flocons qui se sont transformés en pluie rendent les pistes plus glissantes. Après un double piqué à 360° incontrôlé, je plonge une fois de plus la tête la première, dos à la vallée dans la neige. Je suis épuisée, je n’arrive même plus à me relever et j’ai envie de pleurer. J’enlève mes skis de rage et je redescends la piste à pied. J’en ai marre, je déteste le ski. Je ne suis pas certaine de refaire un cours demain.



On reprend le skibus jusqu’Arêches. Je vais aussitôt me doucher puis me coucher jusqu’au pot offert par l’office du tourisme du village le soir. Simon est dans une forme olympique. Il hésite à demander à Florence pour changer de groupe car il craint que ce ne soit trop facile, mais il préfère attendre demain pour voir comment les cours évoluent.

Le soir au pot du village, nous découvrons la station en diapositives, puis l’école de ski d’Arêches présente ses programmes, puis Catherine BOUCHUT, une guide naturaliste bavarde qui propose des balades « écolo » en raquettes. Elle présente les sorties de la semaine à venir. Nous allons aussitôt la voir pour nous réserver une place mardi après-midi.

Arêches.


Par Virgsim - Publié dans : skitour2007
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